13.6.07

La dure vie d'Alain Dubuc

C'est difficile d'être Alain Dubuc. Il reste que lorsqu'on est inconditionnellement fédéraliste, on a quand même le droit de tirer sur la cible qui reste de mise: les symboles propre à la monarchie que demeure encore et toujours le Canada. Ça donne des choses amusantes:

Dubuc aujourd'hui:

Le lieutenant-gouverneur d'une province ne sert à rien. Son rôle est purement protocolaire. C'est un personnage public qui coupe des rubans, qui sanctionne des lois et signe des décrets, au nom de vieilles traditions, et qui ne détient aucun pouvoir.

[...]

Sur des subventions fédérales de 1,7 million en 10 ans reçues par l'ex-lieutenant-gouverneur, 700 000$ ne semblent pas être liés à sa fonction. C'est pas mal d'argent. Elle semble avoir considéré comme de la rémunération ce qui était des subventions pour ses activités professionnelles. Elle a également confondu, de façon systématique, sa vie publique et sa vie personnelle. Et c'est ainsi que les contribuables ont payé pour des fêtes de famille, des restos, des vacances de ski, des excursions de pêche ou des parties de golf.


Scandale!

Dubuc il y a 2 semaines:

Combien vaut un Québécois? Combien faut-il d'argent pour acheter son vote ou le faire changer d'idée sur l'avenir de sa patrie à coup de messages publicitaires? Eh bien, le juge à la retraite Bernard Grenier, qui a remis hier son rapport tant attendu sur les dépenses illégales des forces fédérales lors du référendum de 1995, nous donne la réponse. C'est 12 cennes et demie!


Le juge Grenier, après une analyse minutieuse, facture par facture, a identifié des dépenses de 11,6 millions de deux organismes financés par Ottawa, le Conseil de l'unité canadienne et de sa filiale politique, Option Canada. De ce total, il n'a pas 3,5 millions en dépenses illégales, mais plutôt 539460$, qui n'a pas, comme le voulait la loi québécoise, été comptabilisé dans les dépenses du camp du NON.

[...]

C'est pas cher payé.

Le gros de ces dépenses illégales se retrouve dans deux postes: des bénévoles prêtés au camp du NON qui étaient rémunérés indirectement, et des dépenses de sondages qui n'ont pas été comptabilisés. Des gestes répréhensibles ont donc été commis par des dirigeants de ces organismes. Un demi-million de dépenses illégales, c'est trop. C'est à condamner. Mais ce n'est pas avec un demi-million qu'on vole un référendum.


Pétard mouillé!

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