
Dieu merci, les années Clinton sont loin derrière. On peut maintenant ouvertement souhaiter le retour des années Reagan.
"Dans tout homme someille un prophète, et quand il s'éveille il y a un peu plus de mal dans le monde... Chacun attend son moment pour proposer quelque chose: n'importe quoi. Il a une voix: cela suffit. Nous payons cher de n'être ni sourds ni muets..." -Émile Cioran

Le lieutenant-gouverneur d'une province ne sert à rien. Son rôle est purement protocolaire. C'est un personnage public qui coupe des rubans, qui sanctionne des lois et signe des décrets, au nom de vieilles traditions, et qui ne détient aucun pouvoir.
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Sur des subventions fédérales de 1,7 million en 10 ans reçues par l'ex-lieutenant-gouverneur, 700 000$ ne semblent pas être liés à sa fonction. C'est pas mal d'argent. Elle semble avoir considéré comme de la rémunération ce qui était des subventions pour ses activités professionnelles. Elle a également confondu, de façon systématique, sa vie publique et sa vie personnelle. Et c'est ainsi que les contribuables ont payé pour des fêtes de famille, des restos, des vacances de ski, des excursions de pêche ou des parties de golf.
Combien vaut un Québécois? Combien faut-il d'argent pour acheter son vote ou le faire changer d'idée sur l'avenir de sa patrie à coup de messages publicitaires? Eh bien, le juge à la retraite Bernard Grenier, qui a remis hier son rapport tant attendu sur les dépenses illégales des forces fédérales lors du référendum de 1995, nous donne la réponse. C'est 12 cennes et demie!
Le juge Grenier, après une analyse minutieuse, facture par facture, a identifié des dépenses de 11,6 millions de deux organismes financés par Ottawa, le Conseil de l'unité canadienne et de sa filiale politique, Option Canada. De ce total, il n'a pas 3,5 millions en dépenses illégales, mais plutôt 539460$, qui n'a pas, comme le voulait la loi québécoise, été comptabilisé dans les dépenses du camp du NON.
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C'est pas cher payé.
Le gros de ces dépenses illégales se retrouve dans deux postes: des bénévoles prêtés au camp du NON qui étaient rémunérés indirectement, et des dépenses de sondages qui n'ont pas été comptabilisés. Des gestes répréhensibles ont donc été commis par des dirigeants de ces organismes. Un demi-million de dépenses illégales, c'est trop. C'est à condamner. Mais ce n'est pas avec un demi-million qu'on vole un référendum.